dimanche 9 octobre 2011

Fiche de l'introduction pour les 5 Extraits de l'étranger.

Fiche numéro 1

Voici l’introduction pour les 5 extraits de L’étranger .

A cette introduction il faut rajouter pour chaque extrait :  
- La question à poser à l’examinateur.
- La réponse à fournir.
- La présentation des 2 axes.

Introduction :


Présentation de l’auteur

- Camus écrivain français (1913-1960) .
- Ecrivain du XXe siècle.
- Etudes brillantes / fac/ philo.
- Club de théâtre, remarqué par un prof
- Début d’écriture, travail comme journaliste-reporter pou un journal socialiste.
- Mariage terrible avec une femme toxico, terrible fiasco.
- 1942 il rentre à paris, publication de :
L’Etranger.
Le Mythe de Sisyphe, essai philosophique sur l’absurde ; Sisyphe, héros de la mythologie grecque qui poussait un rocher sur une montagne.
 Il n’est pas croyant donc la vie n’a pas de sens : « Carpe Diem », « cueille le jour, profite du présent » 
- Il obtient le prix Nobel de Littérature.
- 1960 il meurt sur la route âgé de 47ans

Meursault et Camus ont des points communs:
- Tous  2 ont vécu en Algérie.
- Famille modeste :
Camus : Son père meurt à la guerre en 1914
              Sa mère est femme de ménage.
              Vit dans un quartier pauvre, maison sans eau et électricité.

Meursault : Sa mère est à l’asile, car il a un salaire modeste.
                   Il vit dans un petit appartement. Père apparemment décédé.

- Peu de contact Mère-Fils :
Camus : Sa mère à demi-sourde, d’humeur mélancolique et dépressive.
Meursault : Sa mère est à l’asile.


 Présentation de Meursault

- A abandonné ses études depuis longtemps.
- Pas loin de 30 ans.
- Situation professionnelle stable, employé de bureau avec salaire modeste.
- Vit à Alger.
- Fils unique.
- Célibataire

Aspect psychologique :
-         Absence de sentiments envers les gens.
-         Il s’interroge sur le regard des autres.
-         Il décrit souvent ses sensations.
-         Il se pose des questions sur la manière de se comporter.
personnalité à rapprocher de la personnalité schizoïde (cf. Wikipedia)

Présentation du roman 

- L’étranger parait en 1942.
- Roman sur l’absurde : constat que la condition humaine est absurde (la vie humaine n'a ni but ni raison).
- Réactions : qu’est ce que je fais ?
- Roman court : 2 parties égales.
- Héros : Meursault, Narrateur, 1er personne.


Fert Thomas 1AC2

 


mardi 4 octobre 2011

Fiche du commentaire sur l'incipit de l'Etranger, Albert Camus (revu)

Introduction :
Albert Camus, écrivain majeur de la première moitié du XX° siècle, a publié en 1942 un roman. L'Étranger met en scène un narrateur, Meursault, qui fait le récit de sa vie. Cet extrait correspond au début de l'œuvre (L'incipit) : Meursault raconte la nouvelle de la mort de sa mère et les préparatifs de son départ pour la veillée funèbre et l'enterrement. Nous verrons tout d'abord en quoi cet incipit est surprenant, puis on analysera les différences avec un incipit traditionnel.

I Un incipit surprenant.
      A) Meursault ne manifeste aucun sentiment.
Absence de vocabulaire sentimental, vocabulaire de la raison : "affaire classée", "enterrement". Sa mère semble ne rien être pour lui. Ses amis eux ont l’air plus touchés que lui-même.
       B) Meursault éprouve des sensations.
  - « il fait chaud »
  -  sensation visuelle
C'est un personnage qui se réduit à un corps, sans aucun sentiment.
     C) il commente le télégramme et raconte ce qu'il a fait et ce qu'il va faire, au lieu de raconter ce qu’il ressent.
Des faits normaux, des phrases courtes, pas de propositions subordonnées relatives. Mais seulement des propositions indépendantes.
Il réfléchit sur le télégramme, "Cela ne veut rien dire", mais également sur la date "peut être hier, je ne sais pas".
Meursault nous est étranger, absence de sentiment, absence de subjectivité, volonté de dire les choses de la manière la plus exacte.

II Comparaison à un incipit traditionnel
            A) Un manque d'informations
               1) Presque aucun détail sur les personnages.
Narrateur : pas de nom, pas de passé, pas de métier, pas de père, pas de sentiments, pas de description physique.
Mère : pas de nom, pas d'âge.
Amis : prénom seulement.
Le patron : pas d'identité, rien sur l'entreprise, rien sur la relation entre Meursault et son patron.
Le narrateur est focalisé sur l'intérieur du personnage, pourtant on a l'impression qu'il se focalise extérieurement.
            B) Un journal qui n'en est pas un.
               1) Pas de dates, pas de lieux.
                   " d'Alger " ( d'ici )  = > étrangeté.
               2) Problème de temps.
Il emploie le présent, le futur et le passé composé. On ne sait pas exactement quand il écrit, toutes les actions sont mises au même niveau.

Conclusion :
On peut donc en conclure que l'incipit de L'étranger est différent de tout autre incipit, la façon de raconter comme un journal alors qu'il n'en est pas un, un personnage étrange, sans sentiments...
En relation avec les incipit du XIXe siècle et plus particulièrement avec l'absurde du XXe siècle.

Rodrigues, 1éreAC²

lundi 8 novembre 2010

L’Étranger : en prison.


Introduction :

Albert Camus, écrivains du XXème siècle. Publie L'Étranger en 1942. Albert Camus était romancier et philosophe. En Algérie, Meursault est un jeune employé de bureau. Sa mère décède à l'asile ou il l'avait placé. Il tisse une amitié avec son voisin Raymond, et une relation amoureuse avec une ancienne collègue, Marie. Un jour, invité chez un ami de Raymond, il tue involontairement un arabe sur la plage. Il est incarcéré et jugé pour deux crimes : un assassinat et une insensibilité à la mort de sa mère. Il sera par la suite condamné a mort.
Axe : Montrer comment le texte suggère la monotonie de la vie du prisonnier.

Développement ;
1.     La répétition
  • Les mots qui soulignent la répétition :
- "encore une fois" 
- "chaque fois"
  • Temps des verbes qui a une valeur de répétition :
"Je suçais"; "promenais"; " mettais"; "recommençais" ... Tous ces verbes sont a l'imparfait. Ce temps exprime une notions d'habitude.
  • Expression du sentiment de lassitude :
Meursault se sent "pas trop malheureux», même si au début, le manque de cigarettes le met mal à l'aise : "C'est peut être cela qui m'a le plus abattu". Mais il finit par "ne plus s'ennuyer"
Avant d'avoir recours à la pensée comme passe-temps, Meursault s'ennuyait. Mais ensuite, plongé dans ses souvenirs il ne s'ennuie plus.
  • Le point de vue subjectif :
Le point de vue subjectif focalisé sur Meursault nous enferme dans sa pensée et sa cellule. Cela nous prive de toute variété d'autre focalisation   Avec un point de vue omniscient, le narrateur nous aurait sorti de la cellule et de la pensée de Meursault.
  • L'expression du temps

 Pour qu'il y ait une monotonie il faut une notion du temps. Elle est soulignée par le champs lexical de la durée et du temps : "jours"; "journée"; "tard"; "perpétuelle"; "semaines"; "heures"; " cents ans". On peut remarquée une gradation du temps, un allongement de la durée. L'imparfait exprime aussi une durée inachevé. 

Conclusion :

On trouve six procédés différents, qui expriment la temporalité et la monotonie.

Fert Léopold

dimanche 24 octobre 2010

Devoir Français - Ecriture d'Invention

Sujet : deux personnages discutent de la première partie de L'Etranger. L'un en fait l'éloge, l'autre la dénigre.
    
Lundi, il fait froid sous l'arrêt de bus et je pense déjà aux nombreux contrôles de cette semaine. Le bus arrive, je monte à bord, m'assois et ferme les yeux le temps du trajet. J'arrive à la gare et sur le quai, j'aperçois mon ami Idriss et me rapproche de lui pour le saluer.
" Tu vas bien? Tu as passé un bon week-end?
- Oui, malgré la fatigue, ce week-end je suis sorti chez une amie. Et toi, tes deux jours de repos?
- Rien de spécial. J’ai lu la première partie de L’Etranger, devoir que nous avait donné à faire le professeur de français.
- Oui, je l'ai lu aussi, mais j’étais déjà avancé. Comment l’as-tu trouvé ?
- Pour une fois, j'ai pris plaisir à lire un livre, le personnage m’a captivé. La manière dont il arrive à rester indifférent face à des événements très importants comme la mort de sa mère ou la demande en mariage de sa compagne me fascine. De plus le livre est simple à lire, je n’étais pas obligé, de relire chaque paragraphe trois fois pour le comprendre. Je pense que l’œuvre de Camus est si célèbre grâce à son personnage, dont il nous raconte le quotidien, débutant à la mort de sa mère, à laquelle il reste indifférent. Puis vient la scène du meurtre à la fin de cette première partie. Le meurtre de Meursault donne un coup d’intrigue à l’histoire ! Pourquoi fait- il cela ? Lui qui est pourtant si calme de nature, serait-ce une autre personnalité de Meursault ? Les lecteurs ne peuvent qu’être curieux pour la deuxième partie, dont on imagine la suite, mais pas la fin.
- Je ne partage pas ton point de vue. Certes la scène du meurtre est intéressante, mais heureusement ! Pendant tout le début de la première partie, on reste sur notre faim, comment peut-on aimer une histoire sans sens ? Le personnage agace par son indifférence tandis que sa vie n’a rien de palpitant. On ne peut imaginer rester sans émotion devant la mort de sa mère, même la personne la plus forte de caractère ne le peut. Le lecteur doit s’ennuyer devant cette partie de l’histoire qui n’a aucun sens. Pourquoi les lecteurs ont choisi cette œuvre parmi les plus belles de la littérature française ?
- Nous le découvrirons dans la deuxième partie sûrement, mais ce livre n’est pas des moins intrigant, ça c’est sûr. 
- Tu as raison, le train arrive, prépare-toi. "

Baptiste Mingoïa

mercredi 20 octobre 2010

portrait de Maupassant

Voici deux exemples de fiches pour l'oral :

1) Fiche simplifiée :
Bel-Ami, incipit
Introduction :
Maupassant, écrivain français du XIXe. Publie Bel-Ami en 1885. Romancier réaliste. Georges Duroy : ancien sous-officier, employé des chemins de fer. Arriviste. Il devient journaliste et fait carrière grâce à l’aide des femmes qu’il séduit. Axes : la caractérisation du héros et le réalisme.

Développement :


1) Caractérisation du héros :
Procédé : description en action, éléments descriptifs dans une scène.
Ordre de la description : un aperçu global au début puis un portrait plus détaillé quand les pensées et les actes du personnage ne présentent plus d’intérêt. La description prend le relai de l’action et du monologue intérieur du § 4. Le dernier § est purement descriptif.
Caractères physiques :
- le corps
- la gestuelle
- le vêtement
Caractères moraux 
Caractères sociaux

2) Le réalisme :
Imitation fidèle de la réalité :
- précision du portrait
- ancrage dans des lieux et une époque
Technique de l’effacement du narrateur

Conclusion : le rôle de cet incipit est de définir le héros et le code de la narration, qui est réaliste. En outre, il annonce l’importance thématique et dramaturgique des femmes et il laisse deviner un homme prêt à tout pour sortir de la pauvreté et de l’infériorité sociale.


2) Fiche détaillée :

Bel-Ami, incipit
Introduction :
Maupassant, écrivain français du XIXe. Auteur de romans, de contes, de nouvelles. Publie Bel-Ami en 1885. Sombre dans la folie dans les dernières années de sa vie et se suicide. Romancier réaliste. Le réalisme est un courant littéraire qui prétend représenter le réel aussi fidèlement que possible sans l’idéaliser ou le censurer. Georges Duroy : ancien sous-officier, employé des chemins de fer. Arriviste. Il devient journaliste et fait carrière grâce à l’aide des femmes qu’il séduit. Il finit par épouser la fille de son patron et se destine à une carrière politique. Bel-Ami est son surnom, donné par la fille d’une de ses maîtresses. Axes : la caractérisation du héros et le réalisme.

Développement :
1) Caractérisation du héros :
Procédé : description en action, éléments descriptifs dans une scène.
Ordre de la description : un aperçu global au début (« il portait beau par nature », « joli garçon ») puis un portrait plus détaillé quand les pensées et les actes du personnage ne présentent plus d’intérêt (il marche parmi la foule). En somme, la description prend le relai de l’action et du monologue intérieur du § 4. Le dernier § est purement descriptif.
Caractères physiques :
- le corps : morphologie (« grand, bien fait »), couleur des cheveux, insistance sur deux détails : la moustache et l’œil.
- la gestuelle : cambrer la taille, friser la moustache, jeter un regard, marcher « la poitrine bombée » et « les jambes un peu entrouvertes », bousculer les passants.
- le vêtement : « chapeau défraîchi », « complet de soixante francs » (60 francs = 230 euros environ), « élégance tapageuse » qui est à l’unisson de son comportement.
Caractères moraux : attitude de défi (§ 5), air de « mauvais garçon » (bagarreur), goût des femmes (le § 3 ne montre que des femmes dans la gargote) : pas de portrait psychologique, l’auteur préfère montrer le concret que dire l’abstrait (technique du réalisme), le caractère moral est suggéré par l’aspect physique.
Caractères sociaux : « ancien sous-officier », « hussards », « soldat tombé dans le civil » : le mot « tombé » indique un changement de situation désavantageux, une chute, un déclassement social
Conclusion partielle : description in medias res, caractérisation concrète, le physique révèle les caractères moraux, insistance sur le passé de soldat (le hussard est un type social avec ses caractéristiques précises jusque dans la posture), insistance sur la brutalité qui annonce l’arriviste sans scrupules et sur la pauvreté (longueur du monologue intérieur où Duroy calcule ses dépenses).
2) Le réalisme :
Imitation fidèle de la réalité :
- précision du portrait (description cf. ci-dessus).
- ancrage dans des lieux et une époque : indicateurs spatio-temporels (« rue Notre-Dame-de-Lorette » à Paris, « le 28 juin »), référents d’époque (sou = 50 centimes, franc, hussard = unité de cavalerie légère, « chapeau à haute forme »), référents économiques, prix (repas, consommations, vêtement), référents sociaux : classes sociales (« ouvrières », « bourgeoises »), « gargote » (restaurant bon marché).
Technique de l’effacement du narrateur : pas de discours dans le récit, pas de parabase (opinion de l’auteur), pas de jugement moral sur le héros (il n’est pas un mauvais garçon, il ressemble à un mauvais garçon), préférence pour le showing (terme anglo-saxon désignant le fait de montrer par la scène plutôt que de dire par la description ou l’énoncé abstrait), la pauvreté n’est pas énoncée directement mais montrée par la gargote, le complet et par le monologue intérieur de Duroy.

Conclusion : le rôle de cet incipit est de définir le héros et le code de la narration, qui est réaliste. En outre, il annonce l’importance thématique et dramaturgique des femmes et il laisse deviner un homme prêt à tout pour sortir de la pauvreté et de l’infériorité sociale.

mardi 19 octobre 2010

Bel-Ami, introduction



.Introduction 

1.Biographie de Maupassant

Maupassant est un écrivain français du XIXe siècle, il a écrit de nombreux romans dont Bel-Ami en 1895. C'est un écrivain réaliste. Le réalisme est un courant littéraire apparu au XIXe siècle en France, qui a pour but la représentation de la réalité telle qu'elle est, sans l'idéaliser. Maupassant se suicide. 

2. Résumé de l'œuvre

George Duroy, ancien sous-officier employé des chemins de fer, entame une carrière dans le journalisme, son seul but est sa réussite sociale, c'est un arriviste. Il se sert de sa femme afin d'assurer sa réussite, il épouse la fille de Walter. Il devient alors rédacteur en chef d'un journal appelé La Vie française, l'œuvre se termine sur son mariage.

Nous allons étudier deux points :
              A. La caractérisation du personnage.
              B. Le réalisme.